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2ème tour des élections

Geek ‘10 a été une expérience formidable ! Je suis actuellement pour un voyage d’étude dans la Silicon Valley, et au moment où je vous écris je suis à San Francisco dans une chambre d’hotel un peu rétro mais plutôt sympa… Il ne manque plus que la « lava lamp » que j’ai vu hier chez Google pour que le cliché soit parfait…

Jean-Georges Perrin devant chez Google, hier.

Je suis parti dimanche, avant que les bureaux de vote n’ouvrent. J’ai voté. Pour moi, c’est un devoir de citoyen. Cela peut paraitre naïf ou gentil, mais nos ancêtres sont morts pour que nous ayons ce droit.

Les 3 candidats qui restent et qui nous ont écrit sont (par ordre alphabétique) : Jacques Bigot, Patrick Binder et Philippe Richert. Les liens pointent vers leurs professions de foi numérique. Je dois avouer que je suis assez déçu de ne pas avoir eu de réponses d’Europe Ecologie.

Nous avons quelques jours pour choisir le futur Président de notre Région, dimanche il faudra aller voter.

Je reviendrais après les élections.

Je ne pars pas très longtemps, mais j’aimerais arriver dans une Alsace qui voit, dans l’Economie Numérique et l’hybridation numérique, une source de richesses et de nouvelles valeurs. L’Alsace est une terre riche à la fois en industrie, en agro-alimentaire, en pharma, en chimie… Nous avons aussi quelques pépites dans le numérique. Croisons et « cross-fertilisons » ces forces pour aller plus loin.

Mon combat est déjà au dela en lançant, avec Laurent Meyer, un thinktank sur l’économie numérique (TEN) pour notre région. Allez voir e-Alsace. Vous êtes invité à nous rejoindre.

Merci pour votre soutien à Geek ‘10…

Allez voter.

5 questions à Patrick Binder

Patrick Binder, du Front National, nous a fait parvenir ses réponse le samedi 13 mars, dans le doute des procédures électorale, nous avons préféré attendre la fin du premier tour. Les voici…

Patrick Binder, Front National

Patrick Binder, Front National

Question 1 : Vous êtes candidats aux élections régionales, l’irruption des nouvelles technologies d’information et de communication a fait évoluer la façon de faire campagne. Comment ont-elles été intégrées dans votre « propre » campagne ?

Patrick Binder : J’ anime mon blog http://www.patrickbinder.com depuis plus de 3 ans de manière quotidienne, et n’attends pas les élections pour communiquer par le Net. Cette campagne à vu l’introduction de Facebook et Twitter (79 tweets à ce jour http://twitter.com/PatrickBinder). Nous mettons ainsi en contact des sympathisants vivant dans des parties différentes de notre Région de manière aisée…

Question 2 : Parlons programme (logique, chez nous). Avez-vous conscience de l’impact des nouvelles technologies du poids de l’économie numérique en Alsace ? Si oui, quels sont les engagements forts que votre liste est prête à prendre pour leur développement en région ?

Patrick Binder : Pour l’économie numérique, il faut améliorer notre réseau , de manière a ce que toute l’Alsace soit reliés au Net de manière rapide (au moins 8 Mbits). Il faut aussi améliorer l’enseignement des nouvelles technologies dès le primaire. Ainsi chacun sera familiarisé à ces technologies. Pour nos seniors aussi, promouvoir Internet en maison de retraite aiderai à sortir ces personnes de leur isolement.

Question 3 : Même si le contenu des formations scolaires et universitaires n’est pas de votre compétence, la Région a un rôle majeur à jouer dans la formation professionnelle, l’apprentissage et l’équipement des lycées. Le développement du savoir-faire numérique en région est créateur d’emplois et impacte l’ensemble des secteurs économiques. Que comptez-vous faire pour renforcer les formations adaptées à l’innovation en Alsace ?

Patrick Binder : Je pense qu il faudrait aussi créer en Alsace des pôles de compétences en nouvelles technologies, ou la recherche dopera nos compétence dans ce domaine. Comme dits, dès le primaire faire des cours sur Internet, mettre aussi à dispositions les autres cours sur Internet pour les élèves malades ou ne pouvant se déplacer.

Question 4 : Beaucoup de professionnels de l’informatique et du numérique finissent par créer leur entreprise. Même si les aides ne font pas tout, ils ont besoin de se sentir efficacement et durablement soutenus dans les processus de création et de développement de leur entreprise. Là encore, comment comptez-vous prendre ce secteur de l’économie alsacienne en compte.

Patrick Binder : Ceci rejoint mes propositions pour une économie libérée des contraintes administratives, avec des déductions de charges les premières années. Ces futures entreprises feront la richesse de notre région.

Question 5 : Il est réducteur de lier uniquement économie numérique et informatique tant les implications des savoir-faire, des solutions, touchent l’ensemble des secteurs économiques. Parmi ceux-ci, on note le développement de pistes nouvelles – télétravail, green IT – qui peuvent avoir un impact sur le développement durable. Quelles propositions comptez-vous faire dans ce domaine ?

Patrick Binder : Il faut développer le Teletravail : celui-ci permet de réduire les déplacements, donc émission de CO2 et améliore le rapport travail vie privée (le fameux work life balance). Il faut aussi poussez nos entreprise à limiter l’impression sur le papier, en créant une subvention pour aider les entreprise qui s’engagent dans cette voie (réduction du nombre d’imprimantes, sensibilisations aux employés à imprimer seulement les documents nécessaire).

Question Subsidiaire : qu’est-ce qu’un hash-tag ?

Patrick Binder : Un hash tag est un pointeur de metadata, qui permet d’ajouter de l’information a des données. Il est utilisé sur Twitter par example.

5 questions à Jacques Bigot

C’est au tour de Jacques Bigot, du Partis Socialiste de répondre à nos 5 questions…

Jacques Bigot, Parti Socialiste

Question 1 : Vous êtes candidats aux élections régionales, l’irruption des nouvelles technologies d’information et de communication a fait évoluer la façon de faire campagne. Comment ont-elles été intégrées dans votre « propre » campagne ?

Jacques Bigot : En effet la communication politique a su mettre à son service les « nouveaux médias » et de nombreux outils d’Internet.

Tout naturellement, l’utilisation des réseaux sociaux dit grand public : facebook par la création d’un groupe de soutiens en plus de ma page personnelle et un compte twitter, même si ce dernier est un peu plus « confidentiel » pour une majorité d’Alsaciens. A cet égard, je salue l’initiative prise par les Dernières Nouvelles d’Alsace d’afficher, sur sa page des régionales, le widget twitter de sa liste qui regroupe les différents comptes des acteurs de cette campagne, avec – et vous l’aurez noté – une forte présence de candidats issus de notre liste.

Je reconnais que nombre de « suiveurs » n’est pas encore significatif leur multiplication permettra à n’en pas douter une interaction plus personnalisées avec les Alsaciens.

En parallèle le Parti Socialiste a choisi l’Alsace comme région pilote pour son réseau social: La Coopol. La coopérative politique est la nouvelle plate-forme en ligne des socialistes. Nouvelle génération d’outils d’organisation et de mobilisation politique pour : échanger en ligne et agir sur le terrain, s’informer, s’organiser et se mobiliser au quotidien. Nous avons tout naturellement exploité l’ensemble de ces outils au profit de la campagne. Que ce soit pour la création d’événements, pour nos réunions privées ou publiques : mise en place d’agendas collectifs, création d’un groupe pour informer, mobiliser et organiser nos actions militantes etc.

Nous avons aussi sollicités la e-communauté alsacienne, avec les blogueuses et blogueurs sympathisants de notre région. A noter que, parmi les candidats figurant sur notre liste, plusieurs d’entre eux tiennent à jour un blog. Vous retrouverez leurs liens sur notre site de campagne.

Question 2 : Parlons programme (logique, chez nous). Avez-vous conscience de l’impact des nouvelles technologies du poids de l’économie numérique en Alsace ? Si oui, quels sont les engagements forts que votre liste est prête à prendre pour leur développement en région ?

Jacques Bigot : Aujourd’hui en Alsace, la réputation des TIC n’est plus à faire, ils constituent un formidable levier de croissance des économies, de performance pour l’entreprise et de progrès pour la société.

Je suis persuadé que les TIC représentent un levier incontournable de la politique de développement économique et d’aménagement du territoire. Nous envisagerons l’élaboration d’une filière numérique, dans l’appropriation des TIC par les entreprises alsaciennes sous la forme d’un incubateur d’initiatives TIC, offrant aux PME et PMI les ressources nécessaires.

Mais aussi afin de soutenir le développement de l’économie numérique en Région et accélérer l’appropriation et l’utilisation des TIC par les entreprises (TPE en particulier), la Région Alsace pourrait s’engager dans la conception et le développement d’une Plate-forme Régionale de Services Numériques. Je m’engage pour que le Conseil Régional soit l’artisan du développement de nouvelles proximités entre les Alsaciens pour une construire collectivement une Région plus forte.

Question 3 : Même si le contenu des formations scolaires et universitaires n’est pas de votre compétence, la Région a un rôle majeur à jouer dans la formation professionnelle, l’apprentissage et l’équipement des lycées. Le développement du savoir-faire numérique en région est créateur d’emplois et impacte l’ensemble des secteurs économiques. Que comptez-vous faire pour renforcer les formations adaptées à l’innovation en Alsace ?

Jacques Bigot : Un des objectifs majeurs sera de ne pas laisser s’installer une fracture numérique entre ceux qui ont accès aux technologies et ceux qui en sont privés. Les TIC ont aussi constructeurs de lien social !

Au-delà de notre effort pour la formation avec la mise en place d’un véritable schéma régional de la formation supérieur, le conseil régional se mobilisera encore plus fortement pour soutenir les jeunes et leurs projets. Enfin, nous ferons entrer les lycées de notre région dans l’ère numérique (connexions haut-débit, tableaux blancs interactifs, environnements numériques de travail).

Question 4 : Beaucoup de professionnels de l’informatique et du numérique finissent par créer leur entreprise. Même si les aides ne font pas tout, ils ont besoin de se sentir efficacement et durablement soutenus dans les processus de création et de développement de leur entreprise. Là encore, comment comptez-vous prendre ce secteur de l’économie alsacienne en compte.

Jacques Bigot : Pour favoriser l’économie et l’emploi dans nos territoires, la Région devra aller au-delà des simples aides et faire émerger un nouveau pôle au service de la création d’entreprises présentant une offre lisible, cohérente et facile d’accès.

Avec mes colistiers nous sommes convaincus que l’innovation est une priorité et nous mettrons tout en œuvre pour développer la capacité d’innovation des entreprises alsaciennes et notamment des PME/PMI.

Les objectifs de la Région Alsace en matière d’innovation viseront à notamment à consolider le tissu industriel existant (en priorité celui des PME/PMI) et cela sera facilité avec la création d’une agence de « prospective et d’intelligence économique et sociale » sera l’occasion de rationaliser la nébuleuse actuelle des agences de développement.

Le nouveau modèle de développement économique que nous proposons devra faire la synthèse
de l’économie de l’excellence et de la haute qualité sociale et environnementale.

Je souhaite que celui-ci valorise le secteur porteur des nouvelles technologies avec les nombreux talents des citoyens d’Alsace dans ce domaine.

Question 5 : Il est réducteur de lier uniquement économie numérique et informatique tant les implications des savoir-faire, des solutions, touchent l’ensemble des secteurs économiques. Parmi ceux-ci, on note le développement de pistes nouvelles – télétravail, green IT – qui peuvent avoir un impact sur le développement durable. Quelles propositions comptez-vous faire dans ce domaine ?

Jacques Bigot : J’ai pleinement conscience, contrairement à certaines idées reçues, que le télétravail permet aujourd’hui de concilier les intérêts des entreprises, des administrations et des salariés et de les inscrire dans une démarche de développement durable. Le télétravail renvoie à une approche novatrice de l’organisation du travail et conjugue des avantages majeurs tels que gains de temps, réduction de coûts, meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle et intégration facilitée des personnes handicapées.

Les innovations technologiques, notamment les technologies vertes (Green IT), représentent un gisement de croissance pour notre économie. L’amélioration de l’efficacité avec laquelle nos sociétés utilisent les ressources naturelles est essentielle pour permettre de progresser vers un développement et une croissance durables. Des réformes structurelles de nos économies s’imposent et parmi elles, bien souvent citée, la dématérialisation.

Question Subsidiaire : qu’est-ce qu’un hash-tag?

Jacques Bigot : Il ne vous aura sans doute pas échappé que nous utilisons, mes colistiers et moi, régulièrement deux hashtags dans nos tweets. A savoir #bigot2010 et #regionales. Parce que Twitter n’a fourni aucun moyen facile de regrouper les tweets ou d’ajouter des données supplémentaires, la communauté Twitter a créé sa propre méthode : les hashtags. Un mot précédé de dièse « # » est un « hashtag ». Les hashtags permettent de catégoriser les tweets et ils peuvent survenir n’importe où dans un tweet.

5 questions à Philippe Richert

Et voila la réponse de Philippe Richert, aujourd’hui en tête des sondages dans les DNA aujourd’hui.

Philippe Richert, Majorité Alsacienne

Question 1 : Vous êtes candidats aux élections régionales, l’irruption des nouvelles technologies d’information et de communication a fait évoluer la façon de faire campagne. Comment ont-elles été intégrées dans votre « propre » campagne ?

Philippe Richert : Il était évident pour moi d’entrée de jeu que notre liste devait disposer d’un site internet qui soit un point de ralliement où trouver programme, agenda, journal de campagne, messages de soutien et présentation écrite et vidéo des colistiers. J’ai même avec mon équipe décidé de réduire la partie imprimée (tracts etc) au profit d’internet. J’ai ensuite voulu recueillir des contributions concernant le développement économique et l’emploi -préoccupations principales en temps de crise- et ai mis en ligne un questionnaire, qui fonctionne bien : plus de 100 contributions d’acteurs économiques reçues à ce jour. Et puis je me suis initié, sur le conseil de mes enfants et de certains proches, aux réseaux sociaux, Facebook et Twitter. Cela me permet d’être en prise directe sur les gens et de dialoguer avec eux. Je le fais depuis mon iphone ou, comme je suis souvent coincé par le temps, de dicter au téléphone des messages à mes proches, qui les mettent en ligne.

Question 2 : Parlons programme (logique, chez nous). Avez-vous conscience de l’impact des nouvelles technologies du poids de l’économie numérique en Alsace ? Si oui, quels sont les engagements forts que votre liste est prête à prendre pour leur développement en région ?

Philippe Richert : Oui je suis pleinement conscient que les TIC sont à la fois un secteur économique lourd en potentiel de création de richesse et d’emploi, et un écosystème facteur de compétitivité pour le territoire, ses entreprises et sa population. Cela permet ouverture sur le monde et essor culturel et artistique. Une activité forte des Alsaciens sur le net contribue par ailleurs à l’e-réputation de notre région et donc à son rayonnement. Mon programme, en ligne sur mon site, décrit mes principaux engagements : boucler l’accès haut débit, lancer le très haut débit dans les bassins de Strasbourg et Mulhouse, soutenir nouveaux usages et nouveaux services.

Question 3 : Même si le contenu des formations scolaires et universitaires n’est pas de votre compétence, la Région a un rôle majeur à jouer dans la formation professionnelle, l’apprentissage et l’équipement des lycées. Le développement du savoir-faire numérique en région est créateur d’emplois et impacte l’ensemble des secteurs économiques. Que comptez-vous faire pour renforcer les formations adaptées à l’innovation en Alsace ?

Philippe Richert : La formation à l’informatique fait partie intégrante des cursus proposés par les lycées et les universités alsaciennes, que la Région soutient naturellement puisque c’est là l’une de ses principales compétences. Je serai attentif à ce que l’excellence des enseignements et des pratiques soit au rendez-vous. Je réfléchis à une initiative dont j’avais parlé avec Adrien Zeller en son temps : mettre des ordinateurs portables à disposition des lycéens, apprentis et étudiants qui en seraient dépourvus. Concernant l’innovation, elle est au coeur de notre stratégie de développement économique et je soutiens la stratégie régionale de l’innovation imaginée par l’équipe actuelle, qu’il faut maintenant déployer au mieux afin qu’elle diffuse toujours plus loin vers nos PME et TPE. J’ai aussi entendu avec intérêt il y a quelques jours M. Stéphane Bayle exposer le projet « La Cantine », lieu d’innovation collaborative, auquel j’avais déjà été sensibilisé par M. Stéphane Becker lors du gala du Club des Ambassadeurs d’Alsace à Erstein au Musée Würth.

Question 4 : Beaucoup de professionnels de l’informatique et du numérique finissent par créer leur entreprise. Même si les aides ne font pas tout, ils ont besoin de se sentir efficacement et durablement soutenus dans les processus de création et de développement de leur entreprise. Là encore, comment comptez-vous prendre ce secteur de l’économie alsacienne en compte.

Philippe Richert : Il y a beaucoup à dire sur ce sujet. Pour résumer, je dirais qu’il faut donner plus de lisibilité et d’efficacité à notre dispositif d’acccompagnement des créateurs d’entreprise (notamment fusionner certaines agences), réformer notre dispositif de financement car trop d’entrepreneurs « passent à travers les mailles » (je suis en train de lever 30 millions d’euros de fonds publics/privés pour proposer des tickets d’investissement de 100.000 à 1 million d’euros à nos startups – décision locale, disponibilité rapide) et surtout créer des « appels d’air » pour les jeunes entreprises innovantes en leur ouvrant la commande publique (une sorte de « small business act » à l’Alsacienne). Tout cela est détaillé sur mon site au chapitre « pour un éco-développement régional », section « un écosystème numérique en Alsace ».

Question 5 : Il est réducteur de lier uniquement économie numérique et informatique tant les implications des savoir-faire, des solutions, touchent l’ensemble des secteurs économiques. Parmi ceux-ci, on note le développement de pistes nouvelles – télétravail, green IT – qui peuvent avoir un impact sur le développement durable. Quelles propositions comptez-vous faire dans ce domaine ?

Philippe Richert : Tout cela est décrit sur mon site. Oui les TIC ouvrent des horizons infinis : télétravail, e-learning, e-commerce, numérisation, dématérialisation des échanges, e-administration… A condition que tous s’y mettent et j’ai bien noté les 12 propositions de Geek ‘10, notamment pour réduire la fracture numérique jeunes, seniors, publics en difficulté et… élus (lol). Trop de nos PME et TPE ne sont pas encore équipées en progiciels intégrés de gestion et cela freine leur développement : nous devons les aider. J’ai aussi promis à une association d’encourager, à performance égale, le logiciel libre. J’ai par ailleurs rencontré des installateurs de « smart grids » qui font des propositions intéressantes pour l’Alsace. La rencontre TIC/développement durable est porteuse de beaucoup d’espoirs mais les TIC permettent de façon générale d’innover dans tous les domaines : construction, services aux personnes, santé (NB : Jacques Marescaux est l’un de mes fidèles soutiens), finance/assurance, nouvelles mobilités… Je suis complètement sensibilisé à toutes ces possibilités pour avoir rien qu’en Alsace rencontré au cours des derniers mois de nombreux acteurs du secteur numérique, au Medef, à la CCI, au CJD, ou Patrick Rein d’Activis, Jean-Georges Perrin et Jean-Bruno Guerra de GreenIvory, Stéphane Becker et Stéphane Bayle d’Alsace Digitale, Thierry Sublon de Logica, Jean Meyer (ex-Alsatel), Stéphane Bourhis de Red-Act…

Question Subsidiaire : qu’est-ce qu’un hash-tag?

Philippe Richert : J’utilise sur Twitter le hash-tag #richert2010 afin qu’on puisse plus facilement distinguer mes tweets dans le flot continu sur Twitter, pour ceux qui s’intéressent à mon programme et à mon agenda. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux :)

Mon site : www.philipperichert2010.fr.

Facebook Philippe Richert, mais aussi mes colistiers André Reichardt, François Loos, Nathalie Roos, Monique Jung, Laurent Burckel, Marie-Reine Fischer, Sophie Rohfritsch, Elsa Schalck, etc.

Twitter/PhilRichert

5 questions à Jacques Cordonnier

Ce matin, nous avons envoyé un questionnaire à chaque candidat présent sur Facebook et via Facebook, dans l’ordre défini sur le sites des DNA et en moins de 5 minutes, il n’y a pas eu de favoritisme. Le premier à répondre a été Jacques Cordonnier d’Alsace d’Abord.

Jacques Cordonnier, Alsace d'Abord

Question 1 : Vous êtes candidat aux élections régionales, l’irruption des nouvelles technologies d’information et de communication a fait évoluer la façon de faire campagne. Comment ont-elles été intégrées dans votre « propre » campagne ?

Jacques Cordonnier : D’abord merci à vous d’avoir su faire parler de l’économie numérique dans la campagne. Je connais ce dossier pour avoir été à la Région Alsace, administrateur de Telal (SEM spécialisée TIC qui ne doit pas parler aux plus jeunes) et l’un des promoteurs de Cristal (un réseau haut débit reliant lycées et collèges en Alsace). L’impact des TIC dans ma campagne est important. D’abord, le mouvement régionaliste Alsace d’Abord a été l’un des premiers partis à avoir, il y a quelques années ouvert un site internet et si nous n’en avons par ouvert de spécifique pour la campagne, nous surfons sur la vague facebook avec les 2800 fans du mouvement, les 2100 de Jeune Alsace et ceux qui suivent ma page que j’anime vraiment personnellement.

Enfin, on pourrait évoquer le web 2.0. Nos militants se contactent par Skype, Msn et des newsgroups nous permettent d’optimiser notre campagne et nos actions. Le web contribuera sans doute à nous aider à dépasser plusieurs partis nationaux.

Question 2 : Parlons programme (logique, chez nous). Avez-vous conscience de l’impact des nouvelles technologies du poids de l’économie numérique en Alsace ? Si oui, quels sont les engagements forts que votre liste est prête à prendre pour leur développement en région ?

Jacques Cordonnier : le mouvement régionaliste Alsace d’Abord considère l’économie numérique comme un pan de l’économie alsacienne qui existe par lui-même mais qui dans une logique « plug and play » peut venir renforcer des secteurs de l’industrie, du commerce, de la culture et même de l’agriculture. Comment passer à côté de cela ?

Il faut permettre faire de la vallée rhénane une e-valley ! Développer l’économie numérique en Alsace, c’est conforter l’irrigation en fibre, en haut débit, mais c’est aussi soutenir l’implantation d’entreprises, de PME innovantes au cœur des territoires. En valorisant aujourd’hui le savoir-faire des professionnels du numérique, le mouvement régionaliste entend soutenir l’emploi de demain.

Comme je l’ai déjà dit « Ouverte sur l’Europe, l’Alsace numérique ne saurait s’imaginer sans un développement actif de partenariats et clusters transfrontaliers. Les entreprises alsaciennes doivent bénéficier de conditions et de moyens permettant également de travailler avec nos voisins suisses et allemands. L’encouragement d’une telle démarche vise à permettre le développement d’une e-valley numérique, une Euro-Valley de Bâle à Mannheim. »

Soyons clairs. Le déclic économique de l’Alsace de demain passe par les clics d’aujourd’hui.

Question 3 : Même si le contenu des formations scolaires et universitaires n’est pas de votre compétence, la Région a un rôle majeur à jouer dans la formation professionnelle, l’apprentissage et l’équipement des lycées. Le développement du savoir-faire numérique en région est créateur d’emplois et impacte l’ensemble des secteurs économiques. Que comptez-vous faire pour renforcer les formations adaptées à l’innovation en Alsace ?

Jacques Cordonnier : Là, vous touchez une corde sensible et il n’y aura pas d’e-valley sans une politique globale de formations liées à l’économie numérique, mais aussi aux nouveaux usages et nouveaux métiers. Du développeur au web-marketer, tous doivent pouvoir trouver en Alsace des formations adaptées. La région et la future collectivité unique doivent initier de nouveaux partenariats et oser innover.

« Oser innover », plus qu’un slogan. Voilà le sens d’une politique de la formation et de l’intégration du numérique en Alsace.

Question 4 : Beaucoup de professionnels de l’informatique et du numérique finissent par créer leur entreprise. Même si les aides ne font pas tout, ils ont besoin de se sentir efficacement et durablement soutenus dans les processus de création et de développement de leur entreprise. Là encore, comment comptez-vous prendre ce secteur de l’économie alsacienne en compte.

Jacques Cordonnier : Je crois important de venir conforter la création de son propre emploi par des appuis, des aides, des conseils mais prodigués sur plusieurs années. Aider une entreprise à sa création sans l’appuyer en année n+1, n+2 lorsqu’un emploi est crée, c’est passer à côté du développement économique.

Le domaine des TIC nécessite donc des plans spécifiques, des aides, des avances, des soutiens, mais aussi une mise « sous les projecteurs ». Qui connaît les jeunes talents alsaciens ? J’ai entendu parler des soirées Ignite, et ailleurs de projets d’espace collaboratifs. Ma génération a parfois tendance à oublier que l’Alsace de demain, c’est justement celles et ceux qui entreprennent aujourd’hui. Notre rôle, c’est de croire en vous, et d’aider aux développements des TPE, PME, PMI numérique.

Comme je suis un utilisateur d’Apple, je sais que Steve Jobs et Steve Wozniak doivent leur début à l’utilisation de leur garage familial. Aussi, si l’on peut aider aujourd’hui une entreprise alsacienne à financer la location de son garage et faire naître une success story à la Apple, nous ne devons pas hésiter. C’est mon engagement.

Question 5 : Il est réducteur de lier uniquement économie numérique et informatique tant les implications des savoir-faire, des solutions, touchent l’ensemble des secteurs économiques. Parmi ceux-ci, on note le développement de pistes nouvelles – télétravail, green IT – qui peuvent avoir un impact sur le développement durable. Quelles propositions comptez-vous faire dans ce domaine ?

Jacques Cordonnier : Là encore, Alsace d’Abord et son candidat tête de liste vous reçoivent 5/5. Une des mesures phare de notre programme économique est la relocalisation de l’économie. Qui dit relocalisation dit aussi développement du télétravail, création de télécentres, moins de déplacements, moins de pollutions !

Le secteur des Green IT et des TIC a donc un rôle environnemental à jouer, par le développement d’une « autre croissance, par la création de nouveaux services, d’emplois, mais aussi mathématiquement par son impact sur la baisse de la consommation électrique (voir la production d’énergies renouvelables) et des émissions de gaz à effet de serre.

Dans ce domaine, des fonds mixtes doivent permettre de soutenir l’innovation au niveau régional, mais aussi transfrontalier, national et européen.

Les dirigeants du mouvement Alsace d’Abord vivent avec leur temps et s’efforcent à chaque instant d’anticiper. Notre regard est donc pragmatique et relie traditions et modernité. La Suisse, l’Allemagne, l’Autriche montrent la voie. L’innovation n’a jamais été antagoniste avec la tradition. Voilà pourquoi sans doute, notre programme plaît tant à la jeunesse.

Question Subsidiaire : qu’est-ce qu’un hash-tag?

Jacques Cordonnier : Alors là, grâce à vous, j’ai appris quelque chose. Même si j’utilise de plus en plus twitter, je ne maîtrise pas encore toute la terminologie. J’ai donc googlisé le mot et je peux vous dire qu’ « un hashtag est un mot clé précédé d’un #. C’est un moyen d’ajouter des métadonnées au tweet (message sur twitter), une information complémentaire qui permet de regrouper les messages autour d’un même thème, d’un même lieu ou d’un même événement ».

Me retrouver :

http://www.alsacedabord.org

http://twitter.com/alsacedabord

http://www.facebook.com/pages/Alsace-dAbord/95122955185?ref=ts

http://www.facebook.com/jacquescordonnier2010?ref=ts

IT en Alsace

Découvrez la présentation des TICs en Alsace (ou IT), une des motivations qui a conduit à la création de notre mouvement. Cette présentation a été utilisé lors du « lancement de la campagne de Geek ‘10″ lors de l’Ignite Strasbourg #2.

Communiqué de Presse

Elections Régionales en Alsace : Geek ’10 ne déposera pas sa liste mais invite les têtes de liste à « copier-coller » ses idées.

En quelques semaines, la liste Geek ’10 annoncée pour les élections régionales a crée le buzz. Elle a d’abord amusé, mais elle a inquiété aussi.
Rassemblant en quelques temps plus de 905 personnes, elle a réussi son pari d’attirer l’attention sur l’économie numérique en région Alsace. Aujourd’hui lundi, elle prend la décision de laisser la campagne aux professionnels et ne déposera pas sa liste en préfecture.
Son objectif désormais : peser humblement sur la campagne des listes en présence.

Créatrice de richesse, d’emplois et porteuse de valeurs et de sens,
l’économie numérique fait gagner l’Alsace

Créatrice de richesse, d’emplois et porteuse de valeurs et de sens, ce pôle de l’économie alsacienne méritait d’être ainsi mis en avant par une campagne dynamique et claire diffusée naturellement par l’ensemble des supports numériques possibles : Internet, Facebook, Twitter. Ce fut chose faite !
Les entreprises rassemblées, les consultants, les acteurs alsaciens de l’e-économie témoignent ainsi de la vitalité d’un secteur utile et solidaire de l’ensemble des autres activités économiques de la région, ce du tourisme à la médecine, de l’agriculture à la culture, de la vigne à la recherche.
Transcendant l’ensemble des clivages idéologiques, l’économie numérique et l’innovation sont ainsi à la fois écologiques (Green IT, Télétravail), sociales (économie solidaire et collaborative), libérales (commerce, e-business) et ancrées en région (e-tourisme, e-médias).
Voilà pourquoi l’ensemble des initiateurs de la liste Geek ’10 invitent aujourd’hui les têtes de listes à « copier-coller » leurs idées et à les intégrer dans leurs programmes pour faire avancer l’Alsace.
Geek ’10 leur adressera un questionnaire en ce sens afin d’informer les électeurs et internautes alsaciens et les aider à prendre leurs décisions en conscience.
Pour faire bouger l’Alsace, Geek ’10 le prouve, il suffit parfois d’un clic.

On a trouvé le site…

Pour ceux qui attendaient, ou cherchaient, nous venons de trouver le site web de campagne de Jacques Bigot… Contrairement à ce qui était annoncé, il ne semble pas y avoir plein d’interactivité à l’intérieur (voir StrasTV), mais ce n’est pas l’essentiel… Nous espérons tous y trouver des propositions serieuses en matière d’économie numérique.

Nous veillerons au grain…

Carte des startups en France ?

Est-ce que nous vous présentons la carte des starups en France ?

Carte de France des startups ?

Non, il s’agit de la carte du trafic sur le site Geek ‘10, fourni par Google Analytics. Notre mouvement est très suivi en Alsace et nous sommes très fiers d’annoncer que le trafic moyen sur notre site a doublé en une semaine.

Mais nous pourrions imaginer que cette carte devienne celle des startups en France… Un seul regret, le « rond » autour de Mulhouse doit encore grossir…

Proposition #12 : conférences dans les lycées

Cette proposition nous a été transmise par M. Olivier Grosse de Votre-Web à Eckbolsheim.

Formons les jeunes pour connaitres les bénéfices et les risques d'Internet.

Etant attentif aux regards que porte les autres médias sur internet (TV, radio, presse traditionnelle, …), j’ai remarqué comme beaucoup d’autres acteurs des TIC ou même simple internaute qu’internet et en particulier les réseaux sociaux sont régulièrement diabolisé par les politiques, journalistes et autres intervenants « super-qualifiés » dans le domaines.

Pour remettre les choses à leur place et surtout informer et éduquer nos concitoyens je propose que la région mettent en place des conférences dans les lycées sur les thèmes :

  • Réseaux sociaux, c’est quoi ?
  • Pourquoi faire ?
  • Comment s’en servir ?
  • Comment vérifier une source.
  • Droits d’auteurs, copie, licences… pour un usage privé.
  • Les risques (vie privées, usurpation d’identité, …)
  • Comment bien protéger sa sphère privée, …

Afin que cela soit efficace il faudrait aussi prévoir de convier les parents d’élèves qui bien souvent ne sont même pas au courant des cyber-activités de leur (pré)ados.

Bref, faire la formation des jeunes aux nouvelles technologies de la communication ce que pour l’instant n’est pas mis au programme officiel de l’éducation nationale…

Note de l’équipe Geek ‘10: c’est une super proposition qui reflette un réel manque, nous savons, de source sure, qu’une startup haguenovienne offre (gracieusement) une formation de ce type dans les écoles élémentaires de Haguenau.