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5 questions à Jacques Cordonnier
Ce matin, nous avons envoyé un questionnaire à chaque candidat présent sur Facebook et via Facebook, dans l’ordre défini sur le sites des DNA et en moins de 5 minutes, il n’y a pas eu de favoritisme. Le premier à répondre a été Jacques Cordonnier d’Alsace d’Abord.
Question 1 : Vous êtes candidat aux élections régionales, l’irruption des nouvelles technologies d’information et de communication a fait évoluer la façon de faire campagne. Comment ont-elles été intégrées dans votre « propre » campagne ?
Jacques Cordonnier : D’abord merci à vous d’avoir su faire parler de l’économie numérique dans la campagne. Je connais ce dossier pour avoir été à la Région Alsace, administrateur de Telal (SEM spécialisée TIC qui ne doit pas parler aux plus jeunes) et l’un des promoteurs de Cristal (un réseau haut débit reliant lycées et collèges en Alsace). L’impact des TIC dans ma campagne est important. D’abord, le mouvement régionaliste Alsace d’Abord a été l’un des premiers partis à avoir, il y a quelques années ouvert un site internet et si nous n’en avons par ouvert de spécifique pour la campagne, nous surfons sur la vague facebook avec les 2800 fans du mouvement, les 2100 de Jeune Alsace et ceux qui suivent ma page que j’anime vraiment personnellement.
Enfin, on pourrait évoquer le web 2.0. Nos militants se contactent par Skype, Msn et des newsgroups nous permettent d’optimiser notre campagne et nos actions. Le web contribuera sans doute à nous aider à dépasser plusieurs partis nationaux.
Question 2 : Parlons programme (logique, chez nous). Avez-vous conscience de l’impact des nouvelles technologies du poids de l’économie numérique en Alsace ? Si oui, quels sont les engagements forts que votre liste est prête à prendre pour leur développement en région ?
Jacques Cordonnier : le mouvement régionaliste Alsace d’Abord considère l’économie numérique comme un pan de l’économie alsacienne qui existe par lui-même mais qui dans une logique « plug and play » peut venir renforcer des secteurs de l’industrie, du commerce, de la culture et même de l’agriculture. Comment passer à côté de cela ?
Il faut permettre faire de la vallée rhénane une e-valley ! Développer l’économie numérique en Alsace, c’est conforter l’irrigation en fibre, en haut débit, mais c’est aussi soutenir l’implantation d’entreprises, de PME innovantes au cœur des territoires. En valorisant aujourd’hui le savoir-faire des professionnels du numérique, le mouvement régionaliste entend soutenir l’emploi de demain.
Comme je l’ai déjà dit « Ouverte sur l’Europe, l’Alsace numérique ne saurait s’imaginer sans un développement actif de partenariats et clusters transfrontaliers. Les entreprises alsaciennes doivent bénéficier de conditions et de moyens permettant également de travailler avec nos voisins suisses et allemands. L’encouragement d’une telle démarche vise à permettre le développement d’une e-valley numérique, une Euro-Valley de Bâle à Mannheim. »
Soyons clairs. Le déclic économique de l’Alsace de demain passe par les clics d’aujourd’hui.
Question 3 : Même si le contenu des formations scolaires et universitaires n’est pas de votre compétence, la Région a un rôle majeur à jouer dans la formation professionnelle, l’apprentissage et l’équipement des lycées. Le développement du savoir-faire numérique en région est créateur d’emplois et impacte l’ensemble des secteurs économiques. Que comptez-vous faire pour renforcer les formations adaptées à l’innovation en Alsace ?
Jacques Cordonnier : Là, vous touchez une corde sensible et il n’y aura pas d’e-valley sans une politique globale de formations liées à l’économie numérique, mais aussi aux nouveaux usages et nouveaux métiers. Du développeur au web-marketer, tous doivent pouvoir trouver en Alsace des formations adaptées. La région et la future collectivité unique doivent initier de nouveaux partenariats et oser innover.
« Oser innover », plus qu’un slogan. Voilà le sens d’une politique de la formation et de l’intégration du numérique en Alsace.
Question 4 : Beaucoup de professionnels de l’informatique et du numérique finissent par créer leur entreprise. Même si les aides ne font pas tout, ils ont besoin de se sentir efficacement et durablement soutenus dans les processus de création et de développement de leur entreprise. Là encore, comment comptez-vous prendre ce secteur de l’économie alsacienne en compte.
Jacques Cordonnier : Je crois important de venir conforter la création de son propre emploi par des appuis, des aides, des conseils mais prodigués sur plusieurs années. Aider une entreprise à sa création sans l’appuyer en année n+1, n+2 lorsqu’un emploi est crée, c’est passer à côté du développement économique.
Le domaine des TIC nécessite donc des plans spécifiques, des aides, des avances, des soutiens, mais aussi une mise « sous les projecteurs ». Qui connaît les jeunes talents alsaciens ? J’ai entendu parler des soirées Ignite, et ailleurs de projets d’espace collaboratifs. Ma génération a parfois tendance à oublier que l’Alsace de demain, c’est justement celles et ceux qui entreprennent aujourd’hui. Notre rôle, c’est de croire en vous, et d’aider aux développements des TPE, PME, PMI numérique.
Comme je suis un utilisateur d’Apple, je sais que Steve Jobs et Steve Wozniak doivent leur début à l’utilisation de leur garage familial. Aussi, si l’on peut aider aujourd’hui une entreprise alsacienne à financer la location de son garage et faire naître une success story à la Apple, nous ne devons pas hésiter. C’est mon engagement.
Question 5 : Il est réducteur de lier uniquement économie numérique et informatique tant les implications des savoir-faire, des solutions, touchent l’ensemble des secteurs économiques. Parmi ceux-ci, on note le développement de pistes nouvelles – télétravail, green IT – qui peuvent avoir un impact sur le développement durable. Quelles propositions comptez-vous faire dans ce domaine ?
Jacques Cordonnier : Là encore, Alsace d’Abord et son candidat tête de liste vous reçoivent 5/5. Une des mesures phare de notre programme économique est la relocalisation de l’économie. Qui dit relocalisation dit aussi développement du télétravail, création de télécentres, moins de déplacements, moins de pollutions !
Le secteur des Green IT et des TIC a donc un rôle environnemental à jouer, par le développement d’une « autre croissance, par la création de nouveaux services, d’emplois, mais aussi mathématiquement par son impact sur la baisse de la consommation électrique (voir la production d’énergies renouvelables) et des émissions de gaz à effet de serre.
Dans ce domaine, des fonds mixtes doivent permettre de soutenir l’innovation au niveau régional, mais aussi transfrontalier, national et européen.
Les dirigeants du mouvement Alsace d’Abord vivent avec leur temps et s’efforcent à chaque instant d’anticiper. Notre regard est donc pragmatique et relie traditions et modernité. La Suisse, l’Allemagne, l’Autriche montrent la voie. L’innovation n’a jamais été antagoniste avec la tradition. Voilà pourquoi sans doute, notre programme plaît tant à la jeunesse.
Question Subsidiaire : qu’est-ce qu’un hash-tag?
Jacques Cordonnier : Alors là, grâce à vous, j’ai appris quelque chose. Même si j’utilise de plus en plus twitter, je ne maîtrise pas encore toute la terminologie. J’ai donc googlisé le mot et je peux vous dire qu’ « un hashtag est un mot clé précédé d’un #. C’est un moyen d’ajouter des métadonnées au tweet (message sur twitter), une information complémentaire qui permet de regrouper les messages autour d’un même thème, d’un même lieu ou d’un même événement ».
Me retrouver :
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