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5 questions à Philippe Richert
Et voila la réponse de Philippe Richert, aujourd’hui en tête des sondages dans les DNA aujourd’hui.
Question 1 : Vous êtes candidats aux élections régionales, l’irruption des nouvelles technologies d’information et de communication a fait évoluer la façon de faire campagne. Comment ont-elles été intégrées dans votre « propre » campagne ?
Philippe Richert : Il était évident pour moi d’entrée de jeu que notre liste devait disposer d’un site internet qui soit un point de ralliement où trouver programme, agenda, journal de campagne, messages de soutien et présentation écrite et vidéo des colistiers. J’ai même avec mon équipe décidé de réduire la partie imprimée (tracts etc) au profit d’internet. J’ai ensuite voulu recueillir des contributions concernant le développement économique et l’emploi -préoccupations principales en temps de crise- et ai mis en ligne un questionnaire, qui fonctionne bien : plus de 100 contributions d’acteurs économiques reçues à ce jour. Et puis je me suis initié, sur le conseil de mes enfants et de certains proches, aux réseaux sociaux, Facebook et Twitter. Cela me permet d’être en prise directe sur les gens et de dialoguer avec eux. Je le fais depuis mon iphone ou, comme je suis souvent coincé par le temps, de dicter au téléphone des messages à mes proches, qui les mettent en ligne.
Question 2 : Parlons programme (logique, chez nous). Avez-vous conscience de l’impact des nouvelles technologies du poids de l’économie numérique en Alsace ? Si oui, quels sont les engagements forts que votre liste est prête à prendre pour leur développement en région ?
Philippe Richert : Oui je suis pleinement conscient que les TIC sont à la fois un secteur économique lourd en potentiel de création de richesse et d’emploi, et un écosystème facteur de compétitivité pour le territoire, ses entreprises et sa population. Cela permet ouverture sur le monde et essor culturel et artistique. Une activité forte des Alsaciens sur le net contribue par ailleurs à l’e-réputation de notre région et donc à son rayonnement. Mon programme, en ligne sur mon site, décrit mes principaux engagements : boucler l’accès haut débit, lancer le très haut débit dans les bassins de Strasbourg et Mulhouse, soutenir nouveaux usages et nouveaux services.
Question 3 : Même si le contenu des formations scolaires et universitaires n’est pas de votre compétence, la Région a un rôle majeur à jouer dans la formation professionnelle, l’apprentissage et l’équipement des lycées. Le développement du savoir-faire numérique en région est créateur d’emplois et impacte l’ensemble des secteurs économiques. Que comptez-vous faire pour renforcer les formations adaptées à l’innovation en Alsace ?
Philippe Richert : La formation à l’informatique fait partie intégrante des cursus proposés par les lycées et les universités alsaciennes, que la Région soutient naturellement puisque c’est là l’une de ses principales compétences. Je serai attentif à ce que l’excellence des enseignements et des pratiques soit au rendez-vous. Je réfléchis à une initiative dont j’avais parlé avec Adrien Zeller en son temps : mettre des ordinateurs portables à disposition des lycéens, apprentis et étudiants qui en seraient dépourvus. Concernant l’innovation, elle est au coeur de notre stratégie de développement économique et je soutiens la stratégie régionale de l’innovation imaginée par l’équipe actuelle, qu’il faut maintenant déployer au mieux afin qu’elle diffuse toujours plus loin vers nos PME et TPE. J’ai aussi entendu avec intérêt il y a quelques jours M. Stéphane Bayle exposer le projet « La Cantine », lieu d’innovation collaborative, auquel j’avais déjà été sensibilisé par M. Stéphane Becker lors du gala du Club des Ambassadeurs d’Alsace à Erstein au Musée Würth.
Question 4 : Beaucoup de professionnels de l’informatique et du numérique finissent par créer leur entreprise. Même si les aides ne font pas tout, ils ont besoin de se sentir efficacement et durablement soutenus dans les processus de création et de développement de leur entreprise. Là encore, comment comptez-vous prendre ce secteur de l’économie alsacienne en compte.
Philippe Richert : Il y a beaucoup à dire sur ce sujet. Pour résumer, je dirais qu’il faut donner plus de lisibilité et d’efficacité à notre dispositif d’acccompagnement des créateurs d’entreprise (notamment fusionner certaines agences), réformer notre dispositif de financement car trop d’entrepreneurs « passent à travers les mailles » (je suis en train de lever 30 millions d’euros de fonds publics/privés pour proposer des tickets d’investissement de 100.000 à 1 million d’euros à nos startups – décision locale, disponibilité rapide) et surtout créer des « appels d’air » pour les jeunes entreprises innovantes en leur ouvrant la commande publique (une sorte de « small business act » à l’Alsacienne). Tout cela est détaillé sur mon site au chapitre « pour un éco-développement régional », section « un écosystème numérique en Alsace ».
Question 5 : Il est réducteur de lier uniquement économie numérique et informatique tant les implications des savoir-faire, des solutions, touchent l’ensemble des secteurs économiques. Parmi ceux-ci, on note le développement de pistes nouvelles – télétravail, green IT – qui peuvent avoir un impact sur le développement durable. Quelles propositions comptez-vous faire dans ce domaine ?
Philippe Richert : Tout cela est décrit sur mon site. Oui les TIC ouvrent des horizons infinis : télétravail, e-learning, e-commerce, numérisation, dématérialisation des échanges, e-administration… A condition que tous s’y mettent et j’ai bien noté les 12 propositions de Geek ’10, notamment pour réduire la fracture numérique jeunes, seniors, publics en difficulté et… élus (lol). Trop de nos PME et TPE ne sont pas encore équipées en progiciels intégrés de gestion et cela freine leur développement : nous devons les aider. J’ai aussi promis à une association d’encourager, à performance égale, le logiciel libre. J’ai par ailleurs rencontré des installateurs de « smart grids » qui font des propositions intéressantes pour l’Alsace. La rencontre TIC/développement durable est porteuse de beaucoup d’espoirs mais les TIC permettent de façon générale d’innover dans tous les domaines : construction, services aux personnes, santé (NB : Jacques Marescaux est l’un de mes fidèles soutiens), finance/assurance, nouvelles mobilités… Je suis complètement sensibilisé à toutes ces possibilités pour avoir rien qu’en Alsace rencontré au cours des derniers mois de nombreux acteurs du secteur numérique, au Medef, à la CCI, au CJD, ou Patrick Rein d’Activis, Jean-Georges Perrin et Jean-Bruno Guerra de GreenIvory, Stéphane Becker et Stéphane Bayle d’Alsace Digitale, Thierry Sublon de Logica, Jean Meyer (ex-Alsatel), Stéphane Bourhis de Red-Act…
Question Subsidiaire : qu’est-ce qu’un hash-tag?
Philippe Richert : J’utilise sur Twitter le hash-tag #richert2010 afin qu’on puisse plus facilement distinguer mes tweets dans le flot continu sur Twitter, pour ceux qui s’intéressent à mon programme et à mon agenda. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux :)
Mon site : www.philipperichert2010.fr.
Facebook Philippe Richert, mais aussi mes colistiers André Reichardt, François Loos, Nathalie Roos, Monique Jung, Laurent Burckel, Marie-Reine Fischer, Sophie Rohfritsch, Elsa Schalck, etc.

