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5 questions à Jacques Bigot

C’est au tour de Jacques Bigot, du Partis Socialiste de répondre à nos 5 questions…

Jacques Bigot, Parti Socialiste

Question 1 : Vous êtes candidats aux élections régionales, l’irruption des nouvelles technologies d’information et de communication a fait évoluer la façon de faire campagne. Comment ont-elles été intégrées dans votre « propre » campagne ?

Jacques Bigot : En effet la communication politique a su mettre à son service les « nouveaux médias » et de nombreux outils d’Internet.

Tout naturellement, l’utilisation des réseaux sociaux dit grand public : facebook par la création d’un groupe de soutiens en plus de ma page personnelle et un compte twitter, même si ce dernier est un peu plus « confidentiel » pour une majorité d’Alsaciens. A cet égard, je salue l’initiative prise par les Dernières Nouvelles d’Alsace d’afficher, sur sa page des régionales, le widget twitter de sa liste qui regroupe les différents comptes des acteurs de cette campagne, avec – et vous l’aurez noté – une forte présence de candidats issus de notre liste.

Je reconnais que nombre de « suiveurs » n’est pas encore significatif leur multiplication permettra à n’en pas douter une interaction plus personnalisées avec les Alsaciens.

En parallèle le Parti Socialiste a choisi l’Alsace comme région pilote pour son réseau social: La Coopol. La coopérative politique est la nouvelle plate-forme en ligne des socialistes. Nouvelle génération d’outils d’organisation et de mobilisation politique pour : échanger en ligne et agir sur le terrain, s’informer, s’organiser et se mobiliser au quotidien. Nous avons tout naturellement exploité l’ensemble de ces outils au profit de la campagne. Que ce soit pour la création d’événements, pour nos réunions privées ou publiques : mise en place d’agendas collectifs, création d’un groupe pour informer, mobiliser et organiser nos actions militantes etc.

Nous avons aussi sollicités la e-communauté alsacienne, avec les blogueuses et blogueurs sympathisants de notre région. A noter que, parmi les candidats figurant sur notre liste, plusieurs d’entre eux tiennent à jour un blog. Vous retrouverez leurs liens sur notre site de campagne.

Question 2 : Parlons programme (logique, chez nous). Avez-vous conscience de l’impact des nouvelles technologies du poids de l’économie numérique en Alsace ? Si oui, quels sont les engagements forts que votre liste est prête à prendre pour leur développement en région ?

Jacques Bigot : Aujourd’hui en Alsace, la réputation des TIC n’est plus à faire, ils constituent un formidable levier de croissance des économies, de performance pour l’entreprise et de progrès pour la société.

Je suis persuadé que les TIC représentent un levier incontournable de la politique de développement économique et d’aménagement du territoire. Nous envisagerons l’élaboration d’une filière numérique, dans l’appropriation des TIC par les entreprises alsaciennes sous la forme d’un incubateur d’initiatives TIC, offrant aux PME et PMI les ressources nécessaires.

Mais aussi afin de soutenir le développement de l’économie numérique en Région et accélérer l’appropriation et l’utilisation des TIC par les entreprises (TPE en particulier), la Région Alsace pourrait s’engager dans la conception et le développement d’une Plate-forme Régionale de Services Numériques. Je m’engage pour que le Conseil Régional soit l’artisan du développement de nouvelles proximités entre les Alsaciens pour une construire collectivement une Région plus forte.

Question 3 : Même si le contenu des formations scolaires et universitaires n’est pas de votre compétence, la Région a un rôle majeur à jouer dans la formation professionnelle, l’apprentissage et l’équipement des lycées. Le développement du savoir-faire numérique en région est créateur d’emplois et impacte l’ensemble des secteurs économiques. Que comptez-vous faire pour renforcer les formations adaptées à l’innovation en Alsace ?

Jacques Bigot : Un des objectifs majeurs sera de ne pas laisser s’installer une fracture numérique entre ceux qui ont accès aux technologies et ceux qui en sont privés. Les TIC ont aussi constructeurs de lien social !

Au-delà de notre effort pour la formation avec la mise en place d’un véritable schéma régional de la formation supérieur, le conseil régional se mobilisera encore plus fortement pour soutenir les jeunes et leurs projets. Enfin, nous ferons entrer les lycées de notre région dans l’ère numérique (connexions haut-débit, tableaux blancs interactifs, environnements numériques de travail).

Question 4 : Beaucoup de professionnels de l’informatique et du numérique finissent par créer leur entreprise. Même si les aides ne font pas tout, ils ont besoin de se sentir efficacement et durablement soutenus dans les processus de création et de développement de leur entreprise. Là encore, comment comptez-vous prendre ce secteur de l’économie alsacienne en compte.

Jacques Bigot : Pour favoriser l’économie et l’emploi dans nos territoires, la Région devra aller au-delà des simples aides et faire émerger un nouveau pôle au service de la création d’entreprises présentant une offre lisible, cohérente et facile d’accès.

Avec mes colistiers nous sommes convaincus que l’innovation est une priorité et nous mettrons tout en œuvre pour développer la capacité d’innovation des entreprises alsaciennes et notamment des PME/PMI.

Les objectifs de la Région Alsace en matière d’innovation viseront à notamment à consolider le tissu industriel existant (en priorité celui des PME/PMI) et cela sera facilité avec la création d’une agence de « prospective et d’intelligence économique et sociale » sera l’occasion de rationaliser la nébuleuse actuelle des agences de développement.

Le nouveau modèle de développement économique que nous proposons devra faire la synthèse
de l’économie de l’excellence et de la haute qualité sociale et environnementale.

Je souhaite que celui-ci valorise le secteur porteur des nouvelles technologies avec les nombreux talents des citoyens d’Alsace dans ce domaine.

Question 5 : Il est réducteur de lier uniquement économie numérique et informatique tant les implications des savoir-faire, des solutions, touchent l’ensemble des secteurs économiques. Parmi ceux-ci, on note le développement de pistes nouvelles – télétravail, green IT – qui peuvent avoir un impact sur le développement durable. Quelles propositions comptez-vous faire dans ce domaine ?

Jacques Bigot : J’ai pleinement conscience, contrairement à certaines idées reçues, que le télétravail permet aujourd’hui de concilier les intérêts des entreprises, des administrations et des salariés et de les inscrire dans une démarche de développement durable. Le télétravail renvoie à une approche novatrice de l’organisation du travail et conjugue des avantages majeurs tels que gains de temps, réduction de coûts, meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle et intégration facilitée des personnes handicapées.

Les innovations technologiques, notamment les technologies vertes (Green IT), représentent un gisement de croissance pour notre économie. L’amélioration de l’efficacité avec laquelle nos sociétés utilisent les ressources naturelles est essentielle pour permettre de progresser vers un développement et une croissance durables. Des réformes structurelles de nos économies s’imposent et parmi elles, bien souvent citée, la dématérialisation.

Question Subsidiaire : qu’est-ce qu’un hash-tag?

Jacques Bigot : Il ne vous aura sans doute pas échappé que nous utilisons, mes colistiers et moi, régulièrement deux hashtags dans nos tweets. A savoir #bigot2010 et #regionales. Parce que Twitter n’a fourni aucun moyen facile de regrouper les tweets ou d’ajouter des données supplémentaires, la communauté Twitter a créé sa propre méthode : les hashtags. Un mot précédé de dièse « # » est un « hashtag ». Les hashtags permettent de catégoriser les tweets et ils peuvent survenir n’importe où dans un tweet.